Renfort de quille

Plusieurs personnes m’ont sollicité pour avoir des renseignements sur comment réparer et redonner de la rigidité au niveau de la fixation coque-quille. Récemment, un Surprise a été renforcé par le chantier Axium Marine à Canet sous la supervision de Marc Gascons afin que la réparation soit efficace et en adéquation avec le point II.1.11 de la jauge.

Voici une quille qui a bien vécue et un joint qui laisse passer de l’eau entre la coque et la fonte… Du jeu non ajustable qui nécessite la dépose de la quille et la réfection totale du joint.

Des réparations dans les fonds qui ont mal vieilli et qui nécessitent de renforcer la partie femelle de la fixation de la quille.

Dépose de la quille dans un berceau spécialement conçu pour l’opération.

Retrait des anciennes réparations qui ne faisaient plus corps avec le fond de cale original.

Réalisation d’un renfort avec des Omegas qui ne dépassent le niveau inférieur du plancher du plancher d’origine comme précisé par le point de la jauge.

Décapage et peinture époxy sur la tête de quille. Décapage de la partie femelle de la tête de quille pour permettre un collage « propre ».

Ré-assemblage avec de la colle polyuréthane et stratification puis masticage et peinture. Impeccable !

Emmagasineur ou pas emmagasineur ?

L’emmagasineur de génois n’est pas indispensable. Certains des meilleurs compétiteurs sont même contre. Pour ma part j’ai un Bartel depuis 3 ans (C’est pas donné mais cela fonctionne très bien sans entretien.). J’y trouve un certain confort dans les manœuvres de port où je navigue sous grand-voile. En régate, c’est très agréable notamment sur les lignes de départ pour la visibilité et le fait que le génois ne vous fait pas tomber sous le vent ou ne risque pas de prendre à contre, et bien sur, sur les  manœuvres de spi lorsqu’il faut enchaîner plusieurs  actions (envoi suivi d’un empannage, rentré tardive…). Enfin, il m’est arrivé de réussir un bord « breton » délicat que ne m’aurait pas permis la présence du génois.

Bertrand Chéret

Remorque : les vérifications importantes

Equilibre :

Pensez à vérifier que vous avez un poids suffisant (en général 50kg) sur la flèche de votre remorque. Une flèche trop légère provoque des à-coups sur la voiture compromettant la tenue de route. Ce phénomène peut provoquer aussi une usure anormale sur les attaches du train roulant de la remorque.


Pression / Usure :

De même, pensez à vérifier la pression ainsi que l’usure des pneus de votre remorque. Un éclatement sur l’autoroute pourrait s’avérer catastrophique … A ce propos, pour avoir fait l’expérience personnellement il y a de cela quelques années, les pneus « Made in China » sont vraiment de qualité inférieure à ceux que nous avons en Europe. Pour ma part, nous en avons éclaté un en montant au Spi Ouest et honnêtement la conclusion de cette expérience a été : Mon bateau vaut mieux que 20 euros d’économies…


Feux :

Vérifier la fixation de la plaque, la prise et les feux avant de partir.


Freins :

Une fois en route, vérifiez vos freins et ceux de la remorque. Un à-coup dans le freinage peut être le signe d’un mauvais réglage qui peut provoquer une dissymétrie dans le freinage.

EVITER LE DÉMATAGE : Coup de barre

POUR ÉVITER LE DÉMATAGE  SUITE A RUPTURE DES HAUBANS

Bertrand Chéret nous délivre un de ses « trucs » pour éviter la catastrophe…

Coup de barre

Depuis quelques années le plan d’eau tire-bouchonné de Blaye voit se dérouler l’originale Channel 8 que les épicuriens surprisistes ne sauraient manquer puisqu’il s’agit de la rencontre des marins et de grands vins, chaque équipage défendant les couleurs d’un château se voyant festoyer et loger dans le dit château.

Comme d’habitude ce fut une festive épreuve sauf pour Scarus qui démâta sur rupture d’un galhauban au niveau de la barre de flèche.
Un incident rarissime mais qui mérite peut-être qu’on réfléchisse.

Par compression, le hauban marque au niveau de la barre de flèche.
L’angle formé est trop faible pour l’endommager. Par contre, la barre de flèche étant disposée sensiblement à l’horizontale, en raison de son ancrage sur le mât, divise l’angle formé en deux angle inégaux, celui au-dessus étant beaucoup plus fermé que celui du dessous.

En conséquence :
– Toujours en raison de la compression la barre de flèche est chassée vers le bas.
– Le réglage se modifie
– Plus grave, à la compression qu’elle subit s’ajoute une flexion qui peut entraîner une rupture.

Pour éviter ces inconvénients on dispose d’un système à vis qui bloque le câble sur la barre de flèche. Plus on serre le câble et mieux on bloque. Mais, plus on serre plus on l’écrase, plus on risque de le détériorer.

Voici une petite astuce, simple à mettre en œuvre pour éviter cet inconvénient fort dommageable.
Après vous être assuré que les barres sont bien en place, symétriquement disposées, vous notez l’endroit où chacune appuie sur son hauban. Vous dégagez le câble pour sous cette marque, et après l’avoir dégraissé faites une petite surliure, à l’aide d’un fil enduit de colle forte. Vous repassez plusieurs fois, sur elle même, de telle façon qu’une fois durcie, elle puisse former une butée sur laquelle va s’appuyer la barre, supprimant ainsi sa possibilité de glisser vers le bas.

Bertrand Chéret

Trucs et Astuces

ETES VOUS A LA MASSE ?

Les précisions apportées dans l’article « II 1.8 – Poids » de nos règles de jauge, alimentent les conversations et me conduisent à souligner les points suivants :

° La masse intervient au cube sur la surface mouillée du voilier. En conséquence, il faut un net écart de poids pour que l’accroissement de la friction de carène soit mesurable dans les performances.

° Par contre, le poids joue beaucoup sur la force potentielle de l’inertie. Sur un déplacement linéaire, on prend en compte l’inertie totale du voilier, laquelle s’applique à son centre de gravité (ou d’inertie). Cette force d’inertie joue dans les deux sens : Le voiler le plus lourd est plus difficile à lancer, mais garde mieux son erre.

° Un vent de force 3 engendre un clapot désordonné qui peut dépasser 50 cm et courir à 15 km/h. Il en résulte une succession de heurts sur la coque qui dépendent de la présentation de celle-ci et de la vitesse de rencontre. Ce type de vague nécessite un surcroît d’effort tranchant. Cette puissance, cette force vive, dépend de trois éléments :

– la force vélique (Laquelle au près est liée à la raideur à la toile)

– la vitesse acquise (au carré)

– le poids

d’où pour ces deux derniers éléments la formule :   ½ masse x vitesse2

(À vitesses égales la force de percussion d’un rugbyman dépend de son poids ; il en est de même du voilier. )

° Plus le voilier est léger plus il faut favoriser la vitesse au détriment du cap, ce qui peut nécessiter plus de poids au rappel.

° La plupart des jauges cherchant à faire courir ensemble des voiliers différents (IRC, HN …) considèrent le poids comme un handicap et pénalise les voiliers légers. Au près dans le clapot, ce qui est vrai à partir d’une certaine taille – où de toute façon le voilier a une masse en proportion -, ne l’est pas forcément pour le Surprise lequel a besoin de toute sa puissance.

° Tant que le voilier est porté par plusieurs vagues, ses variations d’équilibre autour de son mouvement linéaire restent faibles. Au-delà, la carène se transforme, change ses appuis, agite et déséquilibre l’embarcation. Le tangage et le pilonnement engendre un grand gaspillage d’énergie. On peut remarquer que le comportement du Surprise lié à la répartition de ses volumes de carène est tout à fait remarquable comparé aux voiliers de même taille.

° Le problème se complique avec les phénomènes de balourd (Éloignement d’une masse éloignée du centre de rotation). En rotation (tangage, roulis, lacet), on ne peut négliger la répartition des masses  des différents éléments constituants (En régate, par exemple, on ne laisse pas l’ancre sur l’étrave). Une masse éloignée de son axe de rotation est difficile à remuer ; en revanche, une fois en mouvement, elle accumule de la force dans la direction de son déplacement et devient plus difficile à arrêter. Avant tangage, on peut avoir intérêt à étaler l’équipage sur la longueur, mais une fois engendré, il convient de le centrer.

Bertrand CHERET

LES CLÉS POUR RÉUSSIR SON DÉPART par AMÉLIE RIOU

Prendre un départ canon nécessite d’avoir de bons repères de ligne, de savoir

à quelle profondeur on se situe et de combien de temps on aura besoin pour

se lancer. Pour approfondir ce sujet, le Projet P&C est allé à la rencontre de

la Lasériste Amélie Riou (EV Locquirec) qui donne ici deux de ses trucs pour

préparer son départ.

Télécharger le PDF. : Réussir son départ

LES TRUCS DE BERTRAND : Cables et Bouts

LES CABLES

Les avis sont partagés en ce qui concerne le choix des câbles. Le c-strand (dyform) apporte néanmoins 15 à 20ù de matière en plus, selon le diamètre du câble. Ceux qui sont retenus pour la jauge Surprise sont largement dimensionnés  pour la solidité et l’allongement. Tout câble peut chercher à se détoroner, à se détorde sous tension, et donc à s’allonger. Il est possible que la forme particulière du c-strand (dyform) apporte une meilleure résistance à ce phénomène, mais je n’ai pu obtenir de chiffre précis.

La plupart des relâchements de tensions constatés proviennent plus souvent de la mise en place des différents éléments : Ancrage sur le mât, tassement au pied, souplesse naturelle de la coque… En ce sens un contrôle périodique au tensiomètre peut s’avérer utile.

A titre personnel je m’en préoccupe pas beaucoup, probablement à tord, par contre je reste très attentif aux évolutions de la forme prise par le mât et les voiles en fonction de la force du vent et de l’état de la mer. On sait que certaine déformations sont utiles.

LES BOUTS

Les fibres à haut module sont utiles en régate pour les drisses de génois et à un degré moindre pour la grand-voile ; elles permettent de doser et tenir la tension de guindant. Elles sont inutiles pour la drisse de spi, la balancine et l’éventuel hale-bas de tangon. (Sur Agitato nous avons supprimé ce dernier, les barbers avancés au premier chandelier faisant office. Les manœuvres en sont simplifiées.) Les écoutes sont en fibre polyester (diam. 8 qui file mieux) sauf les écoutes de spi qui sont en spectra, car une bonne tenue du bras est essentielle au largue. (diam. 6).

LES CASSES FREQUENTES AU MATAGE

LES CASSES FRÉQUENTES AU MATAGE

On demande souvent quels sont les ennuis fréquents… et bien lors du matage, il y a au moins 2 points sur lesquels il faut faire attention : le pied de mat et les haubans. Pour le pied de mat, il faut bien vérifier que rien ne vient se coincer sous le pied de mat sinon l’intrus crée un bras de levier important sur l’axe et en général le pied de mat casse … ayez l’œil !

les haubans idem, lorsque le mat arrive à la verticale, vérifiez bien que les cadènes se placent correctement sinon, pliage assuré !

EVITER LE DEMATAGE par Bertrand Chéret

POUR EVITER LE DEMATAGE SUITE A RUPTURE DES HAUBANS

Bertrand Chéret nous délivre un de ses « trucs » pour éviter la catastrophe…

Téléchargez le Doc : Coup de barre

 

Photo : Nicolas Venance

LE VENT  ARRIÈRE par Bertrant Chéret.

LE VENT  ARRIÈRE

par Bertrant Chéret.

Traînée contre traînée.

La traînée est une force opposée à l’écoulement fluide ; elle est donc toujours alignée dans l’axe de celui-ci.

Au vent arrière, (Donc, sur une route dans l’axe du vent), le voilier oppose  deux traînées l’une hydrodynamique est défavorable, l’autre aérodynamique est favorable. Non freiné par l’eau, le voilier irait à la vitesse du vent et sa surface de voilure n’aurait aucune importance. (Dans le courant d’une rivière, gros et petits morceaux de bois sont entraînés à la même vitesse) C’est parce que la carène le ralentit que sa voilure s’oppose au vent. Dépendante de la maritime, la force de traînée aérienne est utile (Traînée  est dans entraîné). Si on fait abstraction des problèmes d’équilibre qui peuvent se poser, la vitesse du voilier est un bilan entre la résistance de carène défavorable et la traînée vélique favorable. C’est pour cette raison qu’on déploie la maximum de surface possible au vent arrière.

 

Côté coque – La résistance de carène

Au vent arrière, on retient deux types de résistance :

– La traînée de friction

Elle dépend de l’importance du frottement. Dans tous les cas, une carène bien préparé avec un minium d’adhérence s’impose. La traînée de friction, tangentielle à la surface, est particulièrement sensible aux basses vitesses où l’on recherchera à réduire la surface de contact ou surface mouillée. Sur le Surprise, on charge l’avant et l’on donne une légère gîte.

– La traînée de forme

Selon sa forme, la carène détourne les lignes de courant. Elle est freinée par les pressions qu’exerce l’eau en chaque point de sa surface. Là où une ligne de courant est ralentie la pression sur la parois augmente et inversement. La traînée de friction augmente avec la vitesse mais beaucoup moins que cette traînée de forme. Quittant les basses vitesses, on abandonne la recherche de surface mouillée minimum pour placer la  carène dans ses meilleures lignes. Progressivement, on fait évoluer assiette et gîte pour obtenir le champ de pression présentant le moins de freins. (À noter qu’on parle de vitesse de carène plus que de force de vent). Plus, avec la vitesse, la résistance de carène augmente et plus il faut s’opposer au couple de piqué. La sensation de gîte est vite assimilée, celle de l’assiette l’est beaucoup moins. Si un concurrent vous semble aller mieux que vous commencez par observer les positions de son équipage.

Si une évolution de vitesse et encore plus la présence de vagues implique des changements de conduite.

 

Côté voiles

L’angle de descente

Tout comme pour le près le vent arrière nécessite la recherche du meilleur compromis cap/vitesse. (VMG de portant). Pour un Surprise, il dépend :

* De la qualité du vent

* De l’état de la mer

* De la situation sur le parcours

* Des capacité de l’équipage

Selon le vent

Sur un parcours placé dans le lit du vent, il n’y a bénéfice à se dérouter que si le gain de vitesse compense l’allongement de route. Quittant le vent arrière pour aller vers le vent de travers, on gagne en vitesse. On lofe dans les calmes relatifs et en relance. Attention à ne pas se laisser griser sur une route qui rallonge. Plus le vent est fort plus on se rapproche de la route directe, sauf si un surcroît de vitesse vous permet de bénéficier du passage d’une vague en se rapprochant de sa vitesse. S’il y a possibilité de surfer, on cherche à se rapprocher de la route directe sur la pente favorable (Ce qui réclame une certaine habileté.).

Rappelez vous qu’au vent arrière le vent vient de l’arrière. Un équipier bon observateur doit en permanence annoncer les zones plus ventées qui se rapprochent.

– Dans un vent instable (Échange thermique vertical)

Les surventes viennent de droite (En regardant le vent). On les accompagnes autant qu’il se peut (En bâbord ou tribord selon notre position par rapport à l’axe du parcours). On profite des calmes relatifs pour se recentrer (bâbord amure)

– Dans un vent oscillant (Le plus souvent par friction terrestre).

La fréquence des bascules est moindre qu’au près, il s’agit de bien les exploiter. Soit en route directe en jouant des écoutes, soit en empannant pour prendre l’allure rapprochante au meilleur compromis cap/vitesse. On empanne sur l’axe du vent moyen. La girouette est indispensable, pour bien régler et se situer par rapport à la marque sous le vent.

– Vent en rotation

Sauf si le vent est suffisamment soutenu pour une route directe, il est souvent préférable de commencer par aller du côté opposé à la bascule  afin de profiter d’allures moins abattues.

– Le pas oublier un courant marin qui s’additionne vectoriellement, les effet de côte et les sillages aériens d’autres bateaux.

 

La force vélique

* Elle dépend :

– Du vent apparent (ici vent réel moins vent vitesse)

– De la surface projetée en écran au vent

– Des interférences

* Pour être efficace, elle doit :

– Être orienté vers la route (chaque voile placée grossièrement perpendiculaire au vent)

– Équilibrée ( Que la résultant des deux forces soit confondue avec l’axe de route, ce qui peut impliquer une altération d’une des deux.)

– À défaut, en cas de déséquilibre que le surcroît de force compense l’augmentation de traînée (gîte ou/et safran)

 

* Interférences

– Les écoulements autour des deux voiles interfèrent et  varient suivant les réglages. Seules les comparaisons, selon les situations, permettent de trouver les bons compromis.

– La grand-voile possède un sillage important où il n’est pas bon de placer le spi.

– Par vent faible la surface du spi dans le sillage de la Grand-voile s’affaisse et peut entraîner une déstabilisation du spi. Dans ce cas, le régleur peut penser à un refus et reprendre de l’écoute, alors qu’il s’agit en réalité d’une adonnante et qu’il conviendrait de reprendre du bras.

– On écarte celui-ci grâce au tangon. Il est souvent conseillé de placer le tangon perpendiculairement au vent girouette. Plein vent arrière, c’est exceptionnellement une bonne idée. Laisser partir le tangon légèrement en avant réduit peut la surface projetée et évite les problème ci-dessous.

– En raison de la continuité des flux, l’interférence ne se fait pas uniquement de l’amont vers l’aval. Un spis trop proche contrarie le peu d’écoulement sous la grand-voile et provoque une remonté des pressions sur cette face alors qu’il faudrait l’inverse. Tout en le dégageant latéralement pensez à éloigner le spi vers l’avant.

– Par vent faible, un spi brasé avec une écoute choqué peut faciliter un réel écoulement bénéfique sous la grand-voile. Par contre la force qu’il déploie lui même, étant orienté plus ou moins de travers, provoque un déséquilibre de route qu’il faut compenser.

– Par bonne brise, ce réglage entraîne le mât à la contre gîte et peut à l’extrême provoquer un abattée scabreuse.

– La fausse panne peut s’avérer utile pour descendre vers la route sans avoir à empanner à l’approche d’une marque, pour garder une amure prioritaire ou pour profiter d’une vague. Elle demande toujours des bonnes sensations et dans le vent et la mer pas mal d’adresse.

 

Formes

– Au vent arrière et à surface projetée égale, une voile creuse est plus performante qu’une plate.C’est la raison pour laquelle on relâche les étarquages de la grand-voile, même si le résultat est peu mesurable. (Le risque d’oublier de le reprendre est bien plus préjudiciable et c’est pourquoi on l’exécute bien avant d’entamer la manœuvre sous le vent.

– Le spi se creuse lorsqu’on rapproche le point d’écoute du point d’amure. Un barber-hauler placé en avant du hauban et pris évite qu’il s’étale sous le vent permet tout en le stabilisant.

– Creuser un spi le stabilise. Pour cela on peut aussi gagner à baisser  le tangon à condition de ne pas trop le rapprocher de la grand-voile.

– Par bon vent, le spi ne demande qu’à monter. Il perd alors de la surface projeté, on peut avoir à limiter ce mouvement (Hauteur de tangon et barber-hauler).

– Par contre, ainsi relevé vers l’avant il donne un force légèrement ascendante qui soulage l’étrave.

– Par vent faible chaque fois que le spi semble vouloir s’affaisser, il est important de baisser le tangon. On le relève dès que la voile reprend. Dans ces conditions, le travail sur la balancine est aussi important que celui de l’écoute ; on la garde à la main.

–  Le spi étant affaissé, laissé partir le tangon vers l’avant, puis le reprendre avec le retour du vent. Ce mouvement transversal favorise l’écoulement sous le vent du spi et aide à le redéployer.

 

Bertrand CHERET