EVITER LE DÉMATAGE : Coup de barre

POUR ÉVITER LE DÉMATAGE  SUITE A RUPTURE DES HAUBANS

Bertrand Chéret nous délivre un de ses « trucs » pour éviter la catastrophe…

Coup de barre

Depuis quelques années le plan d’eau tire-bouchonné de Blaye voit se dérouler l’originale Channel 8 que les épicuriens surprisistes ne sauraient manquer puisqu’il s’agit de la rencontre des marins et de grands vins, chaque équipage défendant les couleurs d’un château se voyant festoyer et loger dans le dit château.

Comme d’habitude ce fut une festive épreuve sauf pour Scarus qui démâta sur rupture d’un galhauban au niveau de la barre de flèche.
Un incident rarissime mais qui mérite peut-être qu’on réfléchisse.

Par compression, le hauban marque au niveau de la barre de flèche.
L’angle formé est trop faible pour l’endommager. Par contre, la barre de flèche étant disposée sensiblement à l’horizontale, en raison de son ancrage sur le mât, divise l’angle formé en deux angle inégaux, celui au-dessus étant beaucoup plus fermé que celui du dessous.

En conséquence :
– Toujours en raison de la compression la barre de flèche est chassée vers le bas.
– Le réglage se modifie
– Plus grave, à la compression qu’elle subit s’ajoute une flexion qui peut entraîner une rupture.

Pour éviter ces inconvénients on dispose d’un système à vis qui bloque le câble sur la barre de flèche. Plus on serre le câble et mieux on bloque. Mais, plus on serre plus on l’écrase, plus on risque de le détériorer.

Voici une petite astuce, simple à mettre en œuvre pour éviter cet inconvénient fort dommageable.
Après vous être assuré que les barres sont bien en place, symétriquement disposées, vous notez l’endroit où chacune appuie sur son hauban. Vous dégagez le câble pour sous cette marque, et après l’avoir dégraissé faites une petite surliure, à l’aide d’un fil enduit de colle forte. Vous repassez plusieurs fois, sur elle même, de telle façon qu’une fois durcie, elle puisse former une butée sur laquelle va s’appuyer la barre, supprimant ainsi sa possibilité de glisser vers le bas.

Bertrand Chéret