Bonjour à toutes et tous,
Je vous partage le Spi ouest vu par notre ami Hubert Branger, fidèle du Surprise depuis des années en mode décontracté dans les calanques de Cassis … Un point de vue très intéressant à lire …
« Voici un point de vue qui sera peut être différents des comptes rendus habituels de l Aspro après des événements de régates. Ici il s’agit ici du Spi Ouest. D’habitude, il me semble que ce souvent les pros, ou les piliers de l’Aspro, qui écrivent un mot, car ils connaissent les régates, se connaissent entre eux, et souvent font parti du board de l’Aspro. Je ne vais donc pas évoquer le comment du pourquoi, les départs au comité ou à la bouée, les options à droite ou à gauche du plan d’eau qui ont fait gagner les meilleurs.
Je suis personnellement à l’Aspro depuis plusieurs années. Mais je ne régate pas. Mon surprise me sert à faire des ronds dans l’eau et des petites croisières autour de Cassis. Paul et Antoine du Kapov ont bien voulu me prendre comme équipier, je les en remercie ! En plus ils sont jeunes et moi vieux et peu performant, c’est donc un double merci.
Cela a été nouveau pour moi d aller à Aix les bains, sur le lac du Bourget, remorquer le surprise jusqu à La Trinité, une roue éclatée de la remorque au milieu de la France (mais il paraît que c est courant), puis matage du surprise sur un parking, mise à l’eau, et régates pendant 4 jours. On a eu des conditions de vent assez soutenues les deux premiers jours, et très agréables les deux jours suivants. J’ai trouvé assez fatigant les 4 manches du premier jour avec cette bonne brise, mais les autres personnes avaient l air de trouver cela normal.
Sur notre rond, il y avait 4 départs différents, avec des bateaux pas du tout semblables aux nôtres. Nous étions du quatrième départ. Les First 31.7 partaient avec nous. Il y a eu pléthore de ´rappel général’ sur les autres départs, et l’attente de nos propres départs a été parfois longuette. Mais j’ai trouvé que le comité de course a fait son possible pour enchaîner le plus rapidement possible les différentes manches. Une fois, par exemple, après 4 faux départs des 36 grands surprises, malgré les procédures sous pavillon noir, le comité nous a fait partir avant le 5 eme départ des grands surprises. Les petits surprises sont visiblement plus disciplinés.
Sur l’eau j’ai trouvé que les rapports entre nous, les surprisistes, étaient très fair play, avec la volonté d’éviter les collisions, éviter de trop raler, éviter les protest. On n’a pas eu à crier ´Tribord!’ ou ´De l eau!’ vis à vis des autres surprises. De notre côté, on a effectué une réparation, car on a semble t’il gêné un autre surprise suite à une accumulation de bateaux à la bouée sous le vent. Le surprise nous a dit, quand on était bord à bord, qu il avait été obligé d´abattre à cause de nous, et donc on a réparé à sa demande qui était juste vocale.
Sur l’eau, dans notre classe, il y a souvent les mêmes bateaux en tête. Des les premières minutes ils sont devant, au bout de 10 minutes, certains sont irrattrapables, des vrais avions (normal il y en a un qui est pilote). De notre côté, on a toujours fait un peu le même classement sur les 11 manches, avec une fois une place de 3ème. D’autres surprises ont parfois été très bons, mais avec des manches beaucoup moins bonnes.
J ai trouvé qu on parlait toujours des bateaux performants, comme je viens de le faire, mais jamais assez des autres bateaux. À mon avis, plus on est loin au classement, plus on galère, car, si on n’est pas devant, c’est qu’il y a des choses qui ne vont pas, des ennuis techniques, des frustrations de voir les autres bateaux aller plus vite, un peu d admiration de les voir manœuvrer si vite. Mais les bateaux de milieu et fin de tableau ont d’autant plus de mérite ! Les manœuvres bien faites ne sont pas stressantes. C’est quand on a des galères que c’est stressant. Cette fois, même certains cadors ont eu des ennuis le premier jour ! Mais cela ne les a pas empêcher de performer au général. L’équipage féminin a eu aussi un soucis, dont elles n’étaient pas responsables, avec un autre bateau (pas un surprise) du même rond. Là aussi c’est du stress. Donc les bateaux de fin de classement ont vachement de mérite .
À terre, je ne connaissais personne, mis à part Mark, avec qui j’avais correspondu par mail et WhatsApp. J ai eu l impression que tout le monde se connaissait enfin, les principaux adhérents de l’aspro, les bateaux les plus forts entre eux, avec pas mal de discussions au bar le zing et/ou sur le ponton. Il y a eu une proposition de partager un verre l avant dernier jour à ce bar, ce qui m a paru enfin une bonne initiative, car j ai pu observer de plus près ce monde la. Il y avait une très bonne ambiance entre eux.
Ces quatre jours ont donc été un bon apprentissage. J ai appris des réglages pour aller plus vite. J’ai trouvé les gens cool sur l’eau. À terre, euh, et bien je ne sais toujours pas qui est qui. Je n’ai eu quasi aucun contact avec tous ces gens de l’Aspro, avec qui pourtant quelques fois j’échange sur Whatsapp. Je suis surement trop timide, mais sans doute ce n’est pas si facile de s’intégrer dans un groupe qui se connaît bien et qui est si pointu en régates…
Je remercie Mark pour m avoir proposé de m amener à vannes après les régates. C’était vraiment sympa de sa part.
Merci bien sûr à l’équipage du Kapov de m avoir accueilli.
Hubert »
Merci pour ce témoignage Hubert. Il met en avant le fait que l’on peut sans problème embarquer et prendre du plaisir à tourner entre 4 bouées ! Mais bien sûr que les bateaux derrière « les avions » sont importants. Et parmi eux on en a qui ont progressé de manière incroyable : Richard et son Tomana, si tu nous regardes 😉
Spéciale dédicace à Hugo et sa bande sur Illico Presto qui signe sa première victoire sur un événement majeur. Très propre, très fort ! Bravo la Team !
A très bientôt pour le National à La Rochelle qui s’annonce palpitant !
Mark



